Comment se répérer dans la jungle des logiciels Open Source
La diversité et la multiplication des licences associées aux logiciels libres laisse perplexe le néophyte. GNU General Public Licence version 2, GNU GPL v 3, GNU Lesser GPL v.3, Affero GPL v 3.0, Apache Licence, CeCILL v 2...Les entreprises peuvent légitimement s'interroger sur ce qui les différencient et sur les conséquences qu'un choix hasardeux pourrait avoir sur la stabilité de leur système d'information.
Du côté des fournisseurs de solutions en Open Source, des enjeux parfois divergents sous-tendent le choix de la licence. « C'est une décision structurante parce qu'on ne peut pas la remettre en cause lorsque la licence est très permissive », explique Fabrice Bonan, co-fondateur de Talend.
On constate donc que les éditeurs adoptent souvent un modèle double. Ils distribuent les versions gratuites de leurs logiciels sous licence libre, la GPL souvent (et c'est autour de ces versions que les sociétés de services proposent des prestations d'intégration). Parallèlement, ils optent pour une licence propriétaire (tout en continuant à fournir au client l'accès à leur code) pour accompagner les déclinaisons professionnelles de leurs produits, qu'ils complètent de services et d'un support avancé.
C'est notamment la formule adoptée par les Français Wallix et Talend (acteurs de la sécurité et de l'intégration de données), ainsi que par les Américains Ingres (éditeur de bases de données), JasperSoft, Alfresco ou encore SugarCRM, respectivement spécialisés sur les solutions décisionnelles, de gestion de contenus ou de GRC (gestion de la relation client). Pour ne citer que ceux-là.
